Vers une université intégrée de rang mondial (2) : Un socle de compétences fondamentales

Réflexion, benchmark et scénarios envisageables

Le 16 septembre le CREPS a accueilli un séminaire commun entre le COS et le Conseil des membres afin d’effectuer un point d’étape sur la réflexion en cours sur le site. Après le temps de la sidération, celui de la maturation et de la comparaison est venu le temps de l’action dans une temporalité restreinte : une feuille de route doit être produite fin 2016 auprès du CGI. Le séminaire permet de faire le point sur le travail mené par les groupes Recherche et Formation et les propositions du COS.

Depuis le mois de juillet, des benchmark ont été effectués auprès de 5 universités françaises, les groupes de travail Recherche et Formation se sont réunis à trois reprises et le COS quatre fois pour aborder les thématiques liées à la structuration institutionnelle de l’université cible, à la gestion de l’IDEX, ou encore au périmètre d’excellence des actions. Ces réflexions ont conduit le COS a élaboré trois scénarios d’évolution institutionnelle envisageables sur le site de Toulouse :

  • la fusion des universités, permettant une visibilité accrue, l’assurance de retrouver le label IDEX et de bénéficier d’une forte progression dans le classement de Shanghaï. Mais cette proposition ne permet pas d’inclure les écoles d’ingénieurs.

 

  • un modèle de fusion partielle avec une université de sciences et technologie d’un côté et une université des humanités et sciences sociales de l’autre. Dans ce scénario la visibilité serait accrue pour chacune des entités mais il y aurait une perte des capacités de transversalité. Le label IDEX pourrait être retrouvé et les entités pourraient être classées à Shanghaï mais avec un gain limité pour chacune.

 

  • un modèle de grand établissement dont le statut dérogatoire permettrait une organisation garantissant une forte autonomie des membres. Dans ce cas il n’y aurait aucune exclusion a priori et une forte visibilité pour les membres de l’entité. Le label IDEX pourrait être retrouvé et le classement de Shanghaï serait acquis. Tout l’enjeu réside dans le curseur de subsidiarité adéquat pour maintenir une réelle autonomie des composantes au sein du grand établissement.

C’est vers ce troisième scénario que les acteurs du séminaire s’orientent.

Vers un « Socle de compétences fondamentales »

Ce scénario de rupture visant à court terme la reconquête du label IDEX et à plus long terme une restructuration de la gouvernance du site toulousain implique des compétences minimales pour la nouvelle Université de Toulouse. Elles sont identifiées par le COS dans un « Socle de compétences fondamentales » qui se décline en plusieurs thématiques :

  • Une stratégie scientifique de site permettant de soutenir l’excellence
  • La délivrance du doctorat, de la majorité des masters
  • La gestion des écoles doctorales
  • La signature unique des publications scientifiques
  • Des éléments stratégiques de politique RH commune
  • Un flux budgétaire par le haut
  • Des structures d'appui plus efficientes aux laboratoires de recherche

Pour être éligible au classement de Shanghaï (Academic Ranking of World Universities), il faut en outre:

  • Une personnalité juridique unique.

La mission des groupes de travail est donc désormais de réfléchir au déploiement de ce socle de compétences fondamentales qui serait ensuite transféré à la structure porteuse de la nouvelle Université de Toulouse (la COMUE dans une phase transitoire) dans l’attente d’une concertation des communautés et d’un agenda précis.

Dans la même rubrique :

Vers une université intégrée de rang mondial (1) : Méthodologie de travail

 

Une idée, une réaction ? Faites-nous part de vos commentaires en contribuant dans la boite à idées.

 


Voir aussi...