Vers une université intégrée de rang mondial (4) : l'importance de la signature unique des publications

Pour l’auteur d’une publication scientifique la signature, c’est à dire la mention jointe à son nom indiquant son affiliation, manifeste son appartenance, son ancrage dans les structures (laboratoire, établissement) où il effectue sa recherche. En raison de l’organisation particulière de la recherche publique en France, et notamment de la coexistence universités/organismes de recherche, la signature dite multi-ligne a longtemps prévalu : elle contient sur des lignes successives le nom de l’unité de recherche et ceux de la ou des tutelles de cette unité ; mais elle peut aussi s’enrichir d’autres éléments comme le nom de la fédération de recherche dont le labo fait partie, ou du Labex, le nom de la Comue voire celui d’une université étrangère où l’auteur est chercheur invité. Il n’est pas rare de trouver ainsi des signatures avec quatre à cinq lignes différentes d’affiliation pour un même auteur.

Exemple de signature unique
Exemple de signature multiligne

Surtout, la recommandation de la signature multi-ligne n’étant pas accompagnée de règles de syntaxe on constate une multiplication extrême des variantes dans la formulation des affiliations, jusqu’à plusieurs dizaines pour une même unité de recherche. Les grandes bases bibliographiques internationales (Scopus, le Web of Science) offrent un bon reflet de ce foisonnement – qui comporte aussi le risque d’un déficit de visibilité ; ainsi le WoS recense plus de 3000 formes différentes correspondant à « Université de Toulouse », que ce soit pour désigner les différents établissements ou les quelques 150 unités de recherche du site.

Dès 2007 les regroupements d’universités ont vite saisi l’importance stratégique d’une signature commune, tant au plan symbolique pour manifester l’existence de la nouvelle entité, que très concrètement pour améliorer sa présence dans les classements internationaux A la fin de l’année, le PRES Université de Toulouse publie des recommandations en ce sens : le modèle proposé est le multi-ligne pour « garantir la lisibilité » des organismes de recherche, mais « les établissements membres de l’Université de Toulouse se retrouvent sur une même ligne dont l’en-tête est "Université de Toulouse" ». Cette mesure est rapidement suivie d’effets : à partir de 2009, la signature "Université de Toulouse" devient très largement la règle pour les auteurs rattachés aux établissements qui la composent.
 

 

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