Questions générales

En quoi consiste ce projet de construction d'une nouvelle université de Toulouse ?

Il s’agit de construire un nouvel établissement intégrant l’Université Toulouse 2-Jean Jaurès, l’Université Toulouse 3-Paul Sabatier, l’Insa Toulouse, Toulouse INP (qui regroupe lui-même 3 écoles internes et 3 écoles ayant leur propre personnalité morale) et la COMUE.

La future université de Toulouse aura une stratégie commune et des moyens mutualisés. Elle pilotera le dialogue avec les entités nationales et sera le lieu d'élaboration des stratégies communes, en matière scientifique et de formation.

Si le statut de ce nouvel établissement sera expérimental, l’ensemble des établissements engagés dans le processus ne souhaite pas une fusion, mais un modèle reposant sur une intégration forte. Parce qu’il n’est pas possible d’avoir des universités dans une université, les deux universités fondatrices du projets, UT2J et UT3, perdront à terme leur personnalité morale, sans pour autant perdre leur identité ou leurs spécificités. La souplesse du modèle choisi pour le futur établissement permet aux écoles de conserver les avantages de leur fonctionnement actuel, plus adapté à leur échelle, tout en contribuant pleinement à la dynamique et au rayonnement du site.*

Fusion ou intégration : quel modèle pour l'université de Toulouse ?

Dans une fusion, les établissements disparaissent au profit d’un nouvel établissement universitaire. Leurs instances de gouvernance respectives sont remplacées par des instances communes.

Dans un processus d’intégration, les établissements se regroupent dans établissement universitaire de statut juridique nouveau et dérogatoire – vraisemblablement expérimental. Ce modèle est possible grâce à l’assouplissement du cadre réglementaire actuel.

>> Option « fusion » : l’exemple de l’Université de Lorraine

L’université de Lorraine a fusionné des universités et des écoles au sein d’un grand établissement. Dans ce nouvel ensemble, les écoles absorbées ont dû adopter le modèle universitaire, et de ce fait, leurs instances et leur autonomie n’ont pu être préservées.

>> Option « intégration » : le choix pour la future université de Toulouse

Dans le projet d’université de Toulouse, l’essentiel des instances de gouvernance existantes sont conservées ; d’autres seront transformées ou créées. Une véritable autonomie de gouvernance sera ainsi conservée, y compris pour les universités, qui perdront leur personnalité juridique. Ce nouveau cadre permettra de construire ensemble une stratégie commune de développement de l’université de Toulouse.

Quelle est l’ambition de ce projet ?

Pour améliorer le rayonnement national et international et renforcer ainsi l’attractivité de nos établissements, ce projet a pour objectifs :

  • De proposer une offre de formation rénovée, notamment en permettant l’acquisition de compétences pluridisciplinaires attendues par le monde socio-économique ;
  • De mutualiser et développer les services aux bénéficiaires ;
  • De proposer de nouvelles opportunités d’évolution professionnelle pour les personnels ;
  • De faciliter les partenariats, de rendre l’offre plus lisible pour le territoire.

Comment le nouveau projet IDEX s’articule avec la construction de la future université de Toulouse ?

La candidature aux financements du programme « Initiative d’excellence » (IDEX)  constitue une opportunité qui pourrait accélérer la mise en œuvre de ce projet ambitieux de xcréation d'un nouvel établissement. Les soutiens financiers du programme précédent ont permis le développement de services au bénéfice la communauté étudiante, la mise en place d’innovations pédagogiques, l’accueil de nouveaux chercheurs, ou encore l’accompagnement de la mobilité internationale. Le label IDEX et les dotations qui l’accompagnent contribueront à faire rayonner au nioveau mondail, l'exceptionnel potentiel scientifique et académique de la future université de Toulouse.

Quelles sont les modalités de conception et de création de l’université de Toulouse (concertation, calendrier et jalons…) ?

Les CA des établissements ont adopté, en janvier 2017, une feuille de route qui trace les orientations stratégiques du projet.

Depuis avril 2017, 13 groupes de travail, auxquels contribuent également les établissements partenaires, mobilisent près de 500 personnes pour construire progressivement cette nouvelle université de Toulouse, ses missions, son organisation, ses actions.

En novembre, les principes fondamentaux de la future université de Toulouse devront être posés pour être approuvés par chaque établissement. Dans le même temps, le projet Idex du site devra être finalisé pour dépôt mi-décembre et décision en mars.

Tout au long de l’année 2018, approfondissement et finalisation du nouvel établissement, qui sera normalement créé au 1er janvier 2019.

Des perspectives à moyen terme (4 ans) et une trajectoire à plus long terme, permettant d’envisager de nouveaux services, permettant de maintenir la dynamique et de se maintenir en connexion avec l’environnement.

Comment la communauté universitaire (personnels, étudiants) peut-elle contribuer à la construction de l’université de Toulouse ?

Pour construire ce projet, des groupes de travail ont été mis en place fin mai dernier. Leurs réflexions ont permis à la fois de bâtir le projet Idex, mais aussi de préparer la construction de la future université de Toulouse. Les étapes de leurs travaux sont accessibles sur le site dédié au projet www.universite-integree.

Le projet Idex est en cours de finalisation mais les groupes de travail ne s’arrêtent pas pour autant. Ils fonctionnent maintenant au périmètre des établissements de la future université de Toulouse : UT2J, UT3, INP Toulouse, Insa Toulouse et Comue.

Pour favoriser les échanges au sein de chaque établissement, des instances de dialogue ont été mises en place, comme des groupes de travail internes qui contribuent aux réflexions sur la construction du projet.

Des réunions interétablissements sont également nécessaires à la construction, mais aussi à l’appropriation du projet par tous. Des réunions communes pour les commissions « recherche » et « formations et vie universitaire » ont déjà eu lieu. Un inter-CT et un inter-CA se tiendront prochainement. Le projet sera présenté de manière consultative à ces instances, et pourra être ajusté le cas échéant avant le vote décisionnel de chaque CA.